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October 18 2011 3 18 /10 /October /2011 15:56

Hebrew Yahveh

 

« on l'appellera l'Admirable, le Conseiller, le Dieu fort, le Père d'éternité, le Prince de la paix » (version Ostervald)

 

« Il crie son nom: Merveilleux conseiller, héros d’Él, père pour toujours, prince de la paix » (version Chouraqui)

 

Les trinitaires eux-mêmes devraient admettre que ce verset est imparfaitement traduit, puisque Yeshua n’est appelé « Père d'éternité » nulle part ailleurs dans les Écritures. De  fait, les trinitaires rejettent très justement l’idée selon lequel Yeshua serait le « Père d'éternité ». Il est fondamental, selon la doctrine trinitaire, de ne pas « confondre les Personnes, ni diviser la substance » (Le Symbole d’Athanase). Ainsi, si ce verset est réellement traduit de façon correcte, les trinitaires se trouvent face à un réel problème d’interprétation. Toutefois, le mot qui fut rendu par « éternité » pourrait en fait être traduit par « âge » ou « siècle ». Une traduction correcte serait ainsi de dénommer Yeshua « père de l’âge [à venir] », ou encore comme le fait la version Darby, « père du siècle ».

 

Dans la culture biblique et hébraïque, tous ceux qui étaient réellement important par ce dont ils étaient à l’ origine, étaient appelés « père » en référence à cela. Par exemple, Jabal, étant le premier à vivre sous une tente et à élever du bétail, est décrit dans la Bible comme le « père de ceux qui demeurent dans des tentes et près des troupeaux » (Genèse 4:20). De la même manière, puisque Jubal fut le premier inventeur d’instrument de musique, il est appelé « père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau » (Genèse 4:21). Les Écritures n’utilisent pas dans ces versets le terme « père » au sens littéral de père ou d’ancêtre. On sait en effet que ces deux hommes étaient des descendants de Caïn et que leurs propres descendants moururent lors du déluge. « Père » est ici utilisé de manière figurée pour désigner un individu qui initia telle ou telle pratique et qui est par cela reconnu comme d’importance. Puisque le Messie devait être le premier, par sa résurrection d’entre les morts, à établir l’âge à venir et puisqu’il devait être fait Seigneur de cet âge à venir, il peut ainsi justement être appelé « père du siècle » (version Darby) ou de « de l’âge » à venir.

 

Le terme « Dieu fort » [el gibbor en hébreu] pourrait lui aussi bénéficié d’une autre traduction. Bien que le mot « Dieu » puisse être traduit dans la culture hébraïque d’autrement plus nombreuses façons qu’il ne peut l’être dans notre culture, le lecteur ordinaire ne comprend pas nécessairement cela ou n’en a pas conscience. Les lecteurs familiers avec les langues sémitiques savent qu’un homme agissant sous l’autorité de Dieu peut être appelé « dieu ». Bien que le français différencie clairement « Dieu » et « dieu », la langue hébraïque, n’utilisant que des lettres majuscules, ne permet pas une telle distinction. Une traduction plus juste de cette expression pourrait être « puissant héros », ou bien « héros divin ». Martin Luther et James Moffat ont tous les deux traduit cette expression par « héros divin » dans leurs propres versions de la Bible.

 

Il existe, en Ézéchiel 31:11, un exemple clair de l’usage même du mot hébreu traduit par « Dieu » en Ésaïe 9:5. Cette fois, il sert à désigner un puissant dirigeant humain. Dans le cas d’Ézéchiel 33:11, le mot désigne le roi babylonien. Le parti pris trinitaire de la plupart des traducteurs de la Bible est évident si l’on compare Ésaïe 9:6 (el pour Dieu ») avec Ézéchiel 31:11 (el pour « puissant » ou « héros » dans la version Segond 1910). Si de désigner le Messie par le mot hébreu el fait de lui Dieu, alors le roi babylonien devrait également être considéré comme étant Dieu. Ésaïe parle dans ce passage du Messie de Dieu et le décrit comme un puissant dirigeant, et c’est ce qu’il était appelé à devenir à l’époque où fut écrit cette prophétie. La version Martin 1744 ne s’y trompe pas puisqu’elle traduit cette expression par « Fort et puissant ». Notez bien que le passage dans cette version est pris dans son intégralité, le mot Dieu y apparaît en italique, signifiant qu’il s’agit de l’ajout d’un mot inexistant dans la manuscrit original par le traducteur. En effet, « Fort et puissant » est une traduction suffisante et juste de l’expression « el gibbor ».

 

Cette même expression est utilisée, sous sa forme plurielle, en Ézéchiel 32:21 pour désigner les « vaillants héros » qui sont décrits de manière métaphorique comme prenant la parole à partir du séjour des morts. Cette expression est traduite par « puissants héros » dans la version Segond 1910 et par les « forts d’entre les puissants » selon la version Darby. De la même façon, l’expression utilisé au singulier peut référer à un homme « fort d’entre les puissants », à un « puissant dirigeant » ou encore à un « puissant héros ».

 

Le contexte du passage permet d’offrir de nombreux éclairages sur ce verset. Il est également démontré, de par le contexte, qu’il n’y a nulle raison de voir en ce passage un argument en faveur de la Trinité. Il y est plutôt fait référence à un puissant dirigeant choisi par Dieu. Le verset qui introduit le chapitre prédit un temps où « la lumière a resplendi sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort ». La guerre et la mort cesseront, et « [t]oute chaussure qu'on porte dans la mêlée, et le vêtement roulé dans le sang, seront brûlés et dévorés par les flammes » (verset 4). Comment cela adviendra-t-il donc? La lecture de la suite du chapitre nous donne de plus amples détails: « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné » (verset 5). Il n’y a nulle allusion au fait que cette enfant puisse être « Dieu ». Les trinitaires affirment très justement que les Juifs de l’Ancien Testament ne savaient rien de l’ « incarnation ». Pour les Juifs, le Messie devait être un homme oint par Dieu. Il devait d’abord être un enfant, ce que Yéhovah, leur Dieu éternel ne pouvait bien sûr jamais être. Cet homme devait grandir et devenir un dirigeant puissant: « l'empire est mis sur son épaule: on l'appellera l'Admirable, le Conseiller, Fort et puissant, le Père du siècle, le Prince de la paix ». Le Messie est appelé à régner sur le trône de David (verset 6), ce qui ne peut bien sûr pas être affirmé de Dieu. Dieu ne pourrait jamais s’asseoir sur le trône de David. Sa puissance va bien au-delà. Le Messie de Dieu, le « Fils de David » (Matthieu 9:27), peut, quant à lui, s’asseoir sur le trône de David. Une étude sérieuse de ce verset dans le contexte des Écritures démontre que nulle référence n’y est faite à la Trinité. Cela s’adresse bien plutôt au Messie, le Fils de David et le Fils de Dieu.

 

Pour terminer, nous noterons que certaines traductions juives contemporaines, notamment anglo-saxonnes, ont adopté une approche différente de celle des traditions chrétiennes traditionnelles. En effet, selon des commentaires juifs de ce passage d’Ésaïe, l’ensemble constitue un nom et non pas des titres qui s’appliqueraient au Messie. Selon ce même principe, la Bible – Nouvelle traduction, édité par un groupe de presse d’obédience catholique, traduit ce passage de la manière suivante : « Merveille-de-Conseil Dieu-Valeureux Père-Toujours Prince-de-Paix ». Selon ces traductions, le nom ne décrirait pas la personne qui le porte, mais plutôt le Dieu qu’adore cette personne. Ainsi, en Ésaïe 39:1, le nom du roi babylonien Mérodac-Baladan signifie « le dieu Marduk a pourvu un héritier ».

Cependant, et pour conclure, la traduction juive de la Bible en français la plus connue, la Bible du Rabbinat, corrobore l’analyse que nous avons fait auparavant de ce passage. Elle rend ce passage de la manière suivante:

« on l'a appelé Conseiller merveilleux, Héros divin, Père de la conquête, Prince de la Paix »

 

Une analyse similaire de ce passage est faite par l’érudit André Chouraqui, qui traduit ce passage ainsi:

« Oui, un enfant est enfanté pour nous, un fils nous est donné. Et c’est l’autorité sur son épaule. Il crie son nom: « Merveilleux conseiller, héros d’Él, père pour toujours, prince de la paix ».

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October 15 2011 7 15 /10 /October /2011 14:53

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Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

Verset Clef

 

« Comme il lui dit aussi ailleurs: Tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 5:6).

 

Dans son épître aux Hébreux, Paul écrivit:

 

« De même Christ ne s’est point attribué la gloire d’être souverain Sacrificateur, mais il l’a reçue de celui qui lui a dit: C’est Toi qui es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Comme il lui dit aussi ailleurs: Tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 5:5-6).

 

Que cela signifie-t-il pour nous que Christ soit un Grand Prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédech ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de retourner au premier livre de la Bible: la Genèse.

 

À la Création

 

Lors de la Création, Dieu établit un ensemble basique de lois au bénéfice de tous les humains. De nombreuses références à ces différentes lois existent dans le livre de la Genèse. Ces lois incluent:

 

Le septième jour comme jour de repos

 

« Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il avait faite; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il se reposa de toute son œuvre, pour l’accomplissement de laquelle Dieu avait créé » (Genèse 2:2-3).

 

Tu ne tueras point

 

« Et Caïn parla à Abel, son frère. Et comme ils étaient aux champs, Caïn s’éleva contre Abel son frère, et le tua. Et l’Éternel dit à Caïn: Où est Abel ton frère? Et il répondit: Je ne sais; suis-je le gardien de mon frère, moi? Et l’Éternel dit: Qu’as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Et maintenant tu seras maudit de la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras la terre, elle ne te rendra plus son fruit; tu seras vagabond et fugitif sur la terre » (Genèse 4:8-12).

 

La loi du pur et de l’impur

 

« Tu prendras avec toi de tous les animaux purs, sept paires de chaque espèce, le mâle et sa femelle; mais des bêtes qui ne sont pas pures, deux, le mâle et sa femelle » (Genèse 7:2).

 

Tu ne commettras point d’adultère

 

« Et dès qu’Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que cette femme était fort belle. Et les princes de la cour de Pharaon la virent, et la louèrent devant Pharaon, et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon. Et il fit du bien à Abram, à cause d’elle; et il eut des brebis et des bœufs et des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux. Mais l’Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram. Alors Pharaon appela Abram, et lui dit: Qu’est-ce que tu m’as fait? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré que c’était ta femme? » (Genèse 12:14-18).

 

L'ordonnance de la dîme

 

« Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin. Or, il était sacrificateur du Dieu Très-Haut. Et il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut, fondateur des cieux et de la terre! Et béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout » (Genèse 14:18-20).

 

« Car c’est ce Melchisédec, roi de Salem, et sacrificateur du Dieu souverain, qui alla au-devant d’Abraham, lorsqu’il revenait de la défaite des rois, et qui le bénit; A qui aussi Abraham donna la dîme de tout le butin. D’abord, Melchisédec signifie roi de justice, de plus, il était roi de Salem, c’est-à-dire, roi de paix » (Hébreux 7:1-2).

 

Après leur exode d’Égypte, les Dix Commandements furent donnés au peuple d’Israël. Ces Dix Commandements furent gravés du doigt de Dieu sur deux tablettes de pierre qui furent placées à l’intérieur de l’Arche de l’Alliance.

 

« Et quand Dieu eut achevé de parler avec Moïse, sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du Témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu » (Exode 31:18).

 

« Il n’y avait dans l’arche que les deux tables de pierre que Moïse y avait mises à Horeb, quand l’Éternel traita alliance avec les enfants d’Israël, à leur sortie du pays d'Égypte » (1 Rois 8:9)

 

Le livre de l’Exode au chapitre 20 contient l’énoncé entier des Dix Commandements.

 

La prêtrise lévitique

 

Alors que Moïse recevait les Dix Commandements sur le Mont Sinaï, le peuple d’Israël se faisait fabriquer un veau d’or, proclamant que cette idole était le dieu qui les avait sortis du pays d’Égypte. Lorsque Moïse revint du Mont Sinaï, il fut tellement outré et fâché de voir l’idole que le peuple d’Israël s’était fait, qu’il brisa à terre les tables de l’alliance. Après avoir réduit en poudre le veau d’or, il répandit cette poudre à la surface de l’eau, et fit boire cette eau aux enfants d’Israël (Exode 32:19-20). Ensuite, Moïse appela à lui « quiconque est pour l’Éternel ».

 

« Alors Moïse se tint à la porte du camp, et dit: A moi quiconque est pour l’Éternel! Et tous les enfants de Lévi s’assemblèrent vers lui » (Exode 32:26).

 

« En ce temps-là, l’Éternel sépara la tribu de Lévi pour porter l’arche de l’alliance de l’Éternel, pour se tenir devant l’Éternel, pour le servir, et pour bénir en son nom, jusqu’à ce jour. C’est pourquoi Lévi n’a point de portion ni d’héritage avec ses frères; c’est l’Éternel qui est son héritage, comme l’Éternel ton Dieu le lui a dit » (Deutéronome 10:8-9).

 

Les enfants de Lévi ont répondu à l’appel de Moïse et Dieu les fit prêtres pour les enfants d’Israël. Puisque les enfants d’Israël avaient transgressé les commandements de Dieu en adorant le veau d’or, la prêtrise lévitique fut établie et le livre de la Loi fut donné aux enfants d’Israël.

 

« Et quand Moïse eut achevé d’écrire les paroles de cette loi sur un livre, jusqu’à la fin, Il fit ce commandement aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel, et leur dit: Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre toi; Car je connais ta rébellion et ton cou roide. Voici, pendant que je suis encore aujourd’hui vivant avec vous, vous avez été rebelles contre l’Éternel; combien plus le serez-vous après ma mort! » (Deutéronome 31:24-27).

 

« A quoi donc sert la loi? Elle a été ajoutée à la promesse à cause des transgressions, jusqu’à la venue de la postérité à qui la promesse avait été faite; et elle fut donnée par le moyen des anges, et par l’entremise d'un médiateur » (Galates 3:19).

 

La prêtrise de Melchisédec

 

La prêtrise lévitique dura du Mont Sinaï jusqu’à la venue du Messie sur terre. Ensuite, Jésus Christ fut consacré comme Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédec.

 

« Car Il rend ce témoignage: Tu es Sacrificateur pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédec » (Hébreux 7:17).

 

« Si donc la perfection s’était trouvée dans le sacerdoce lévitique (car c’est à celui-ci que se rapporte la loi donnée au peuple), qu’était-il encore besoin qu’il s’élevât un autre Sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec, et non selon l’ordre d’Aaron? Car le sacerdoce étant changé, il est nécessaire qu’il y ait aussi un changement de loi » (Hébreux 7:11-12).

 

Puisque Christ est notre Grand Prêtre, nous sommes donc soumis aux règles de cette prêtrise de Melchisédec. Deux autres ordonnances ont été ajoutées aux lois de la prêtrise lévitique lorsque Christ est devenu notre Grand Prêtre: le Repas du Seigneur et le Baptême.

 

« Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il leur donna la coupe, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous » (Luc 22:19-20).

 

« Ayant entendu ces choses, ils furent touchés de componction en leur cœur, et dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Et Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:37-38).

 

Ces deux ordonnances font partie du témoignage de la nouvelle prêtrise en Christ. Nous sommes tenus de respecter ces prescriptions et de modeler nos vies d’après l’exemple que nous offre Jésus Christ.

 

« Car c’est à cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces; Lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est trouvé aucune fraude; Qui, outragé, ne rendait point d’outrages; et maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2:21-23).

 

Conclusion

 

À la Création

Lors de la Création, Dieu établit la loi sous la prêtrise de Melchisédech.

 

Les Dix Commandements

La Loi du Pur et de l’Impur

La Dîme

   
La prêtrise lévitique

À cause de la transgression humaine, la loi lévitique fut ajoutée et la prêtrise lévitique fut établie. Les lois originaires de la prêtrise de Melchisédech sont comprises dans les lois de la prêtrise lévitique et sont entre autres.

 

Les Dix Commandements

La Loi du Pur et de l’Impur

La Dîme

La Pâques des Hébreux

Les Fêtes d’Israël

   
La prêtrise de Melchisédech

Depuis que Jésus mourut pour nos péchés, nous sommes de retour à la prêtrise de MelchisédecAinsi, les commandements que nous avons désormais à observer en plus des lois de Moïse toujours practicables aujourd'hui sont les suivants:

1. Les Dix Commandements;

2. La Loi du Pur et de l’Impur;

3. La Loi des 10%, la Dîme;

4. La Commémoration de Jésus Christ par le Repas du Seigneur;

5. L’Acceptation du Messie dans nos vies au travers du Baptême;

6. Le Témoignage que Jésus Christ nous donna et par lequel nous devons vivre.

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October 15 2011 7 15 /10 /October /2011 14:24

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Unless otherwise noted, all scripture quotations are from the New King James Version.

 

Key Verse: 

 

As He also says in another place: “You are a priest forever According to the order of Melchizedek”” (Hebrews 5:6)

 

In the book of Hebrews Paul writes:

 

So also Christ did not glorify Himself to become High Priest, but it was He who said to Him:  “You are My Son, Today I have begotten You.” As He also says in another place: “You are a priest forever According to the order of Melchizedek”” (Hebrews 5:5-6).

 

So what does this mean, that Christ is a high priest forever after the order of Melchizedec? To find the answer we have to go back to the beginning.

Creation

 

At the creation God established a basic set of laws for the benefit of man. Many references to these laws exist in the book of Genesis, including:

Seventh Day for Rest

 

And on the seventh day God ended His work which He had done, and He rested on the seventh day from all His work which He had done. Then God blessed the seventh day and sanctified it, because in it He rested from all His work which God had created and made” (Genesis 2:3).

 

You shall not kill

 

Now Cain talked with Abel his brother; and it came to pass, when they were in the field, that Cain rose up against Abel his brother and killed him. Then the LORD said to Cain, “Where is Abel your brother?” He said, “I do not know. Am I my brother’s keeper?” And He said, “What have you done? The voice of your brother’s blood cries out to Me from the ground. So now you are cursed from the earth, which has opened its mouth to receive your brother’s blood from your hand. When you till the ground, it shall no longer yield its strength to you. A fugitive and a vagabond you shall be on the earth”” (Genesis 4:8-12).

 

Law of the Clean and Unclean

 

You shall take with you seven each of every clean animal, a male and his female; two each of animals that are unclean, a male and his female”(Genesis 7:2).


You shall not commit adultery

 

So it was, when Abram came into Egypt, that the Egyptians saw the woman, that she was very beautiful. The princes of Pharaoh also saw her and commended her to Pharaoh. And the woman was taken to Pharaoh’s house. He treated Abram well for her sake. He had sheep, oxen, male donkeys, male and female servants, female donkeys, and camels. But the LORD plagued Pharaoh and his house with great plagues because of Sarai, Abram’s wife. And Pharaoh called Abram and said, “What is this you have done to me? Why did you not tell me that she was your wife?” (Genesis 12:14-18).


Tithing

 

Then Melchizedek king of Salem brought out bread and wine; he was the priest of God Most High. And he blessed him and said: “Blessed be Abram of God Most High, Possessor of heaven and earth; And blessed be God Most High, Who has delivered your enemies into your hand.” And he gave him a tithe of all” (Genesis 14:18-20).

 

For this Melchizedek, king of Salem, priest of the Most High God, who met Abraham returning from the slaughter of the kings and blessed him, to whom also Abraham gave a tenth part of all, first being translated “king of righteousness,” and then also king of Salem, meaning “king of peace,”” (Hebrews 7:1-2).


After the Exodus from Egypt, the children of Israel were given the Ten Commandments on two tables of stone, written by the finger of God and given to Moses. These tables of stone were put inside the Ark of the Covenant.

 

And when He had made an end of speaking with him on Mount Sinai, He gave Moses two tablets of the Testimony, tablets of stone, written with the finger of God” (Exodus 31:18).

 

There was nothing in the ark save the two tables of stone, which Moses put there at Horeb, when the LORD made a covenant with the children of Israel, when they came out of the land of Egypt”  (1 Kings 8:9)

 

Exodus chapter 20 contains the text of these commandments.

 

Levitical Priesthood

 

While Moses was receiving the Ten Commandments on Mount Sinai, the children of Israel were building a molten calf out of gold and proclaiming it to be the god who had brought them out of Egypt. When Moses came down from the mount, he was extremely angry.  He smashed the tables of stone containing the Ten Commandments, ground up the golden calf, put the dust on the water, and made the children of Israel drink it. Then Moses asked the question “Who is on the LORD'S side?” (KJV).

 

then Moses stood in the entrance of the camp, and said, “Whoever is on the LORD’s side—come to me!” And all the sons of Levi gathered themselves together to him” (Exodus 32:26).

 

At that time the LORD separated the tribe of Levi to bear the ark of the covenant of the LORD, to stand before the LORD to minister to Him and to bless in His name, to this day. Therefore Levi has no portion nor inheritance with his brethren; the LORD is his inheritance, just as the LORD your God promised him” (Deuteronomy 10:8-9).


The sons of Levi answered the call and God made them priests over the children of Israel. Because the children of Israel committed this transgression with the golden calf, the Levitical priesthood was established and the book of the Law was given to the children of Israel.

 

So it was, when Moses had completed writing the words of this law in a book, when they were finished, that Moses commanded the Levites, who bore the ark of the covenant of the LORD, saying: “Take this Book of the Law, and put it beside the ark of the covenant of the LORD your God, that it may be there as a witness against you; for I know your rebellion and your stiff neck. If today, while I am yet alive with you, you have been rebellious against the LORD, then how much more after my death?” (Deuteronomy 31:24-27).

What purpose then does the law serve? It was added because of transgressions, till the Seed should come to whom the promise was made; and it was appointed through angels by the hand of a mediator”(Galatians 3:19).

 

Melchizedec Priesthood

 

The Levitical priesthood lasted from the time of Sinai until Jesus came to the earth. Then, Jesus was installed as our high priest after the order of Melchizedec.

 

For He testifies: “You are a priest forever according to the order of Melchizedek”” (Hebrews 7:17).

 

Therefore, if perfection were through the Levitical priesthood (for under it the people received the law), what further need was there that another priest should rise according to the order of Melchizedek, and not be called according to the order of Aaron? For the priesthood being changed, of necessity there is also a change of the law” (Hebrews 7:11-12).


Since Christ is our high priest, we are then subject the Melchisedec priesthood. We are under the laws of the Melchisedec priesthood. Two other statutes were added to the Melchisedec priesthood when Jesus became our high priest: the Lord's Supper and Baptism.

 

And He took bread, gave thanks and broke it, and gave it to them, saying, “This is My body which is given for you; do this in remembrance of Me.” Likewise He also took the cup after supper, saying, “This cup is the new covenant in My blood, which is shed for you” (Luke 22:19-20).

 

Now when they heard this, they were cut to the heart, and said to Peter and the rest of the apostles, “Men and brethren, what shall we do?” Then Peter said to them, “Repent, and let every one of you be baptized in the name of Jesus Christ for the remission of sins; and you shall receive the gift of the Holy Spirit  (Acts 2:37-38)

 

These two statutes are part of the testimony of Jesus. We are required to keep this testimony and to model our lives after his example.

 

For to this you were called, because Christ also suffered for us, leaving us an example, that you should follow His steps: “ Who committed no sin,  Nor was deceit found in His mouth”; who, when He was reviled, did not revile in return; when He suffered, He did not threaten, but committed Himself to Him who judges righteously” (1 Peter 2:21-23)

 

Conclusion

 

Creation

 

From the Creation, God established the law under the Melchizedek priesthood.

 

Ten Commandments          

The Clean and the Unclean 

Tithing

 

Levitical Priesthood


Because of transgression, the Levitical law was added and the Levitical priesthood was established. The original law from the Melchizedek priesthood were also in the Levitical priesthood. This commandments are, among others, the following:       

 

Ten Commandments          

The Clean and the Unclean

Tithing                      

Passover                           

Feast Days

 

Melchizedec Priesthood


Since Jesus died for us on the cross, we are back to the Melchizedec Priesthood. Therefore, the law and commandments from God that we are to observe today on top of the Moses' commandments still applicable today are:

                                                  

1. The Ten Commandments

 

2. The law of the clean and the unclean

 

3. The law of the ten percent tithe

 

4. The remembrance of Jesus through the Lord's Supper

 

5. The acceptance of Jesus through Baptism

 

6. The testimony of Jesus to live by his example

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October 12 2011 4 12 /10 /October /2011 19:42

Hebrew Yahveh

 

« J'énoncerai le décret de Yéhovah Il m'a dit : "Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré » (Psaume 2 :7).

« Dieu l'a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Yeshua. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd'hui je t'ai engendré » (Actes 13 :33).

« Yéhovah seul est Dieu, qu'il n'y en a point d'autre » (1 Rois 8 :60).

Il n’y a qu’un seul Yéhovah et ce n’est pas le Fils. Yéhovah seul est Dieu.

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October 12 2011 4 12 /10 /October /2011 19:37

Hebrew Yahveh

"I will proclaim the decree of Yehovah: He said to me, 'You are my son, today have I fathered you" (Psalm 2:7).

"God has fulfilled it to their children by raising Jesus from the dead. As scripture says in the psalms: You are my son: today I have fathered you" (Actes 13:33).

"all the peoples of the earth may come to know that Yehovah is God indeed and that there is no other" (1 Kings 8:60).

There is but one Yehovah and He is not the Son. Yehovah alone is God.

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October 7 2011 6 07 /10 /October /2011 20:16

Hebrew Yahveh

 

Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

Apocalypse 1:8

« Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, Celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant » (Version Ostervald).

 

Ces paroles concernent Dieu, et non pas le Messie. Celui « QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA » est clairement identifié de par le contexte de ce verset. En Apocalypse 1:4 et 5, nous lisons: « La grâce et la paix vous soient données de la part de celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône; ET de la part de Jésus-Christ, le fidèle témoin, le premier-né d'entre les morts, et le Prince des rois de la terre ». De toute évidence, il existe une distinction entre « celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA » et le Messie Yeshua. Le locuteur qui se décrit lui-même de la manière suivante, comme étant « celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA », est bien sûr Dieu.

 

Ce verset est un peu plus ambiguë tel qu'il se trouve dans certaines traductions, comme la version Ostervald notamment, puisqu'en effet on n'y retrouve pas les termes « Seigneur Dieu » telle qu’ils sont présents dans les versions Darby ou Segond 1910. Néanmoins, des recherches récentes en analyse textuel démontrent que ces termes ont, pour qui en douterait, leur place dans ce passage. Ainsi, la plupart des traductions contemporaines l'y ont inclut. On retrouve d’ailleurs dans ce passage et pour la première fois l’expression « lAlpha et lOméga », qui est une référence exclusive au Dieu Tout-Puissant.

 

Apocalypse 1:11

« Qui disait: Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier; ce que tu vois, écris-le dans un livre et l'envoie aux sept Églises qui sont en Asie, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée » (Version Ostervald).

 

« qui disait: Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée » (Version Segond 1910). 

 

L'une des difficultés de ce passage s'explique par les différences qui existent entre certains manuscrits qui se distinguent quant à l'omission ou non de la phrase suivante « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier ». Nous apprenons, à la lecture d'Apocalypse 1:8, que les termes « l'Alpha et l'Oméga »  font référence à Dieu. Certains de ces termes peuvent-il s'appliquer ou non au Messie, et si oui, cela signifie-t-il que le Messie est Dieu?

Comme nous l’avons constaté, un certain nombre de traductions ne reconnaissent pas cette expression comme se trouvant dans les manuscrits originels. Il en est ainsi des versions Segond 1910, Darby et de la Bible de Jérusalem, qui toutes omettent cette portion de phrase. Par ailleurs, et en lien avec l’expression « l'Alpha et l'Oméga », Apocalypse 21:6-7 affirme que ceux qui vaincront seront appelés enfants de Dieu. La relation existante entre le Messie Yeshua et ses disciples n'est jamais décrite en ces termes. Yeshua parlent de ses disciples comme étant ses « frères » (Hébreux 2:11; Matthieu 12:50 et 25:40). Ses « frères » sont également appelés « fils de Dieu », et non pas fils du Messie, dans d’autres passages (Galates 3:26 et 4:6).

 

En Apocalypse 22:13, il est également dit de « l'Alpha et de l'Oméga », qu'il est « le premier et le dernier ». Cette dernière expression s'applique il est vrai aussi au Messie. Cependant, de la même manière, un terme comme celui d'apôtre est utilisé en lien avec le Messie et avec certains de ces disciples. Cela ne signifie nullement qu'ils soient tous une même personne ou de même rang (Hébreux 3:1). Ainsi, Yeshua peut être appelé « le premier et le dernier », « seigneur » (Romains 10:9) et « sauveur » (Luc 1:69),  des termes qui certes s’appliquent à Dieu et au Messie, mais peuvent s'appliquer à d'autres individus.

 

Dieu est le commencement et la fin de toutes choses. Le Messie est le commencement et la fin parce qu'il est le premier-né d'entre les morts, parce qu'en lui se réalise ainsi la promesse faite par Dieu au commencement, mais aussi parce qu'il est l'homme par lequel sera jugé le monde. Voir également Apocalypse 1:17

 

Apocalypse 1:13-15

« Et, au milieu des sept chandeliers quelqu'un de semblable au Fils de l'homme, vêtu d'une longue robe, et ceint sur la poitrine d'une ceinture d'or. Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme de feu; Ses pieds, semblables à un cuivre très fin, étaient embrasés comme par une fournaise, et sa voix était comme la voix des grosses eaux » (Version Ostervald).

 

Nombreux sont les théologiens ayant remarqué que des similarités existent entre la description qui est ici faite du Messie, et celles de « l'Ancien des jours » de Daniel 7:9 et d’Ézéchiel 43:2, ces deux derniers passages faisant tous deux référence à Dieu. Se basant sur ces faits, nombreux sont ceux qui en ont conclu du Messie qu'il est Dieu. Cependant, que des similarités existent entre deux individus, ne signifie pas qu’ils soient identiques. Les Écritures dans leur ensemble doivent être consultées si nous souhaitons pouvoir démontrer quoique ce soit sur ce sujet.

En Daniel, au chapitre 7, une description nous est faite de divers empires se succédant. Avant de parvenir au verset 9, Daniel nous décrit une vision qui lui est apparu concernant des évènements futurs. Il y décrit Dieu se préparant au jugement. Daniel y prophétise également le Messie Yeshua, comme étant celui a qui fut donné le Royaume des mains de Dieu, l'Ancien des jours.

 

« Je regardais, dans ces visions de la nuit, et je vis comme le Fils de l'homme qui venait sur les nuées des cieux, et il vint jusqu'à l'Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. Et on lui donna la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera point détruit » (Daniel 7:13-14).

 

Il est évident que le Messie s'est vu donné des prérogatives qui sont celles de Dieu. Il n'est cependant pas décrit dans ce passage comme étant assis sur le trône de Dieu, comme cela est le cas pour l'Ancien des jours en Daniel chapitre 7. Dans le livre de l'Apocalypse, il est en permanence fait référence à Dieu et au Messie. Au chapitre 4 et au début du chapitre 5 de ce même livre, Dieu y est décrit comme étant assis sur Son trône et comme tenant dans Sa main droite un « livre écrit en dedans et en dehors ». Ensuite, en Apocalypse 5:6-7, un « Agneau comme immolé [...] vint, et prit le livre de la main de celui [Dieu] qui était assis sur le trône ». Une fois de plus, deux individus sont présents, Dieu et le Messie. Rien dans le contexte de ce passage n'indique que ces deux individus soient une seule et même personne. Il n'y a nulle raison de croire cela. Pourquoi devrait-il être surprenant que la Christ ressuscité ait une apparence similaire à celle par laquelle est décrit Dieu en Daniel chapitre 7? Cela démontre seulement que le Messie s'est vu attribué des prérogatives et des attributs similaires à ceux de Dieu, de part sa vie, sa mort et sa résurrection d'entre les morts.

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October 7 2011 6 07 /10 /October /2011 20:00

Hebrew Yahveh

 

Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

Apocalypse 1:17

« Or, quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il mit sa main droite sur moi, en me disant: Ne crains point; c'est moi qui suis le premier et le dernier, celui qui est vivant » (Version Ostervald).

 

Nous avons déjà auparavant évoqué cette expression « le premier et le dernier » lorsque nous avons discuté d'Apocalypse 1:11. Ce titre est utilisé à cinq reprises dans la Bible, deux fois en relation à Dieu (Ésaïe 44:6 et 48:12) ainsi que trois fois en relation au Christ (Apocalypse 1:17; 2:8 et 22:13). Les trinitaires aiment à croire que puisqu'un certain titre ou une certaine expression est utilisé en relation avec Dieu, lorsque l’on retrouve ce même titre en lien avec le Christ, celui-ci doit alors être Dieu. Cependant, il n'y a rien qui dans les Écritures permet de justifier une telle assertion. Lorsque nous considérons l'intégralité des Écritures, nous constatons que certains termes sont à la fois utilisés pour Dieu, pour le Christ ou pour d'autres êtres humains. Parmi les exemples que nous trouvons, nous pouvons citer les termes de « seigneur » (Romains 10:9), « sauveur » (Luc 1:47) ou « rois des rois » (1 Timothée 6:14-16). Si donc certains termes peuvent s'applique à Dieu, au Christ ou à d'autres êtres humains sans que nous ne devions considérer tous ceux qui les portent comme étant « un Dieu », il n'y a aucun raison de croire qu'il en soit autrement pour ce titre ou pour cette expression en particulier.

Dans l'Ancien Testament, Dieu est belle et bien « le premier et le dernier ». Le sens à attribuer à cette expression n'est pas spécifié, mais en Ésaïe 41:4 un indice nous est donné afin d'en comprendre la portée. Il y est dit de Dieu, qu'Il appelle dès l'origine les générations, étant au commencement avec les êtres humains, et qu'Il sera également avec les derniers.

 

« Qui a fait et accompli ces choses? Celui qui appelle dès l'origine les générations; moi l'Éternel, le premier, qui suis aussi avec les derniers » (Ésaïe 41:4).

Ainsi, les Écritures semblent établir un lien entre le fait d'appeler les générations et le fait d'être « le premier et le dernier ». Bien que Dieu fût celui qui appela les générations sous l'Ancienne Alliance, Il a désormais délégué cette autorité à Son Fils. Il est donc facile de comprendre pourquoi cette expression est utilisée en lien avec Jésus en Apocalypse. Jésus est celui qui va appeler les générations de ceux qui sont au tombeau pour les mener à la vie éternelle. Dieu donna à Jésus l'autorité de ressusciter les morts (Jean 5:25-27). De sa voix, il ressuscitera les justes (1 Thessaloniciens 4:16-17), et il changera nos corps en des corps glorieux (Philippiens 3:20-21).

 

Néanmoins, bien que Jésus ait reçu autorité pour ressusciter les morts, il n'a jamais pensé que cela fasse de lui Dieu. Il affirma toujours avoir reçu cette autorité du Père. « le Fils ne peut rien faire de lui-même […] Le Père ne juge personne, mais il a donné au Fils tout le jugement […] Car, comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir d'exercer le jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme » (Jean 5:19, 22, 26-27). De par cette autorité qui lui fut conféré d'appeler les générations à la vie éternelle, le Christ peut se voir associer le titre de premier et dernier, et ceci notamment puisqu’il est le premier bénéficiaire de la résurrection d’entre les morts.

 

Apocalypse 3:14

« Écris aussi à l'ange de l'Église de LAODICÉE: Voici ce que dit l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu » (Version Ostervald).

 

Telle que ce verset est traduit ci-dessus, il n'y a nulle raison d'y voir une quelconque référence trinitaire. Ce passage s’accorde avec d'autres textes qui montrent Jésus comme ayant été déclaré Seigneur et Christ par Dieu. 

 

Certaines traductions, comme la Darby ou la Segond 1910 ont décidé de traduire le terme « principe » (du grec « arche ») par « commencement ». Le terme « arche » peut en effet vouloir dire « commencement », « première place ou  magistrature ». Certaines personnes en ont conclut à la lecture de ces versions de la Bible, que ce verset est trinitaire, puisque Jésus Christ y est décrit comme étant le « commencement » de la création originelle de Dieu et comme étant ainsi avant toutes choses. Cependant, si cette interprétation est exacte il s'agit d'un argument fortement antitrinitaire, puisque le Christ serait alors une créature de Dieu. L'arianisme est la doctrine selon laquelle Christ serait le premier de toutes créatures et selon laquelle Dieu aurait crée toutes choses au travers du Christ. Les versions Darby et Segond 1910 semblent plutôt supporter cette thèse.

 

Il est possible de comprendre le terme de « commencement », et certains l'entendent ainsi, comme s'appliquant à la nouvelle création qui s'établira en Christ. Le Messie, étant le « premier-né d'entre les morts », est selon cette interprétation le commencement d'une nouvelle création de Dieu. Bien qu'il soit tout à fait possible de comprendre ce texte de cette manière, le contexte de ce verset est celui du Christ gouvernant son peuple. Il les reprend et les châtie (verset 9) et leur accorde une place à côté de lui et avec le Père (verset 21). Il semblerait donc que de traduire « arche »  comme « premier [en terme d’autorité] » ou « dirigeant »,  comme cela l’est dans certains versions anglaise (New International Version ou Common English Bible), et comme ce terme est traduit en d’autres endroits dans le Nouveau Testament, correspondrait mieux au contexte de ce passage. En Luc 20 :20, nous lisons:

 

« C'est pourquoi, l'observant de près, ils apostèrent des gens qui contrefaisaient les gens de bien, pour le surprendre dans ses paroles, afin de le livrer au magistrat [« arche »] et au pouvoir du gouverneur » (Luc 20:20).

 

À juste raison, le Christ peut-être appelé « dirigeant » ou « magistrat » puisque toute autorité, notamment en matière de jugement, lui fut donnée des mains de Dieu. 

Apocalypse 21:6

« Il me dit aussi: C'en est fait; je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. Je donnerai gratuitement de la source d'eau vive à celui qui a soif » (Version Ostervald).

 

Voir le commentaire concernant Apocalypse 1:11.

 

Apocalypse 22:13

« Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Version Ostervald).

De toute évidence, un certains nombres de personnes sont représentés dans ce passage. Aux versets 8 et 9, l'ange s'adresse à Jean. Le verset 16 s'applique manifestement à Jésus. Au verset 17, ce sont l'Esprit et l'Épouse qui s'exprime. Enfin, celui qui parle au verset 20 est Jean, lui à qui fut donné l'ensemble de cette révélation prophétique. De la même façon, l'expression « l'Alpha et l'Oméga » aux versets 12 à 15 peut donc s'appliquer à Dieu, pour lequel ce terme est utilisé à deux autres reprises (Apocalypse 1:8 et 21:6). Quant aux termes « je viens bientôt » (verset 12), ils ne font pas nécessairement référence à Jésus. En effet, Dieu lui-même est décrit comme devant venir pour exécuter le jugement. En Ésaïe 26:21, nous lisons:

 

« Car voici, l'Éternel sort de sa demeure, pour punir l'iniquité des habitants de la terre »

 

En effet, même si Jésus Christ est celui par qui ce jugement sera exécuté, c’est d’abord parce que Dieu l’envoya afin qu’il accomplisse Sa volonté (Jean 5 :22, 26-27).

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September 10 2011 7 10 /09 /September /2011 20:33

Hebrew Yahveh

 

Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

Matthieu 28:19

« Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Version Ostervald).

 

Eusèbe de Césarée, surnommé par certain « Père de l'histoire ecclésiastique », fut un auteur prolifique qui vécut aux environs de 265 à 340 de notre ère. L'un de ses ouvrages les plus reconnus est son Histoire Ecclésiastique, un récit qui relate l'histoire de l'Église de ses débuts apostoliques jusqu'à une période qui est celle d'Eusèbe de Césarée.  Il s'agit encore aujourd'hui de la principale référence concernant l'histoire de l'Église sur cette période. Eusèbe cite de nombreux versets bibliques dans ses écrits, Matthieu 28:19 est l'un de ceux-ci. Il ne cite jamais ce verset tel qu'il apparaît désormais dans nos versions contemporaines de la Bible, mais il termine toujours le verset par les mots suivants : « en mon nom ». Un exemple de ceci se trouve dans le Livre III de son Histoire Ecclésiastiqueau Chapitre 5 et à la Section 2 décrivant la persécution des leaders juifs à l'encontre de l'église apostolique.

 

Le reste des apôtres fut aussi l'objet de mille machinations dans le but de les mettre à mort. Chassés de la Judée, ils entreprirent d'aller dans toutes les nations, pour enseigner et prêcher avec la puissance du Christ qui leur avait dit : « Allez enseignez toutes les nations en mon nom. » (Traduction d’Émile Grapin,  1905).

 

De nouveau, il cite Matthieu 28:19 de la même manière dans son ouvrage Harangue à la louange de l'Empereur Constantin.

 

quel Roi ou quel Prince, quel Philosophe, ou quel Législateur, quel Prophète, soit Grec ou Barbare, a jamais acquis un si absolu pouvoir, et une si haute réputation, que de faire publier ses louanges durant la vie, par la bouche de tous les peuples ? Notre Sauveur a sans doute eu seul cet avantage, lors qu'après avoir vaincu la mort, il a dit à ses Disciples : « Allez enseigner toutes les nations en mon nom » (Traduction de Louis Cousin, 1686. Chapitre 16, section 8).


Les notes et commentaires qui accompagnent la Bible de Jérusalem vont en ce sens lorsqu'il est affirmé ce qui suit concernant la formule dite baptismale « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

 

Il est possible que cette formule se ressente, dans sa précision, de l'usage liturgique établi plus tard dans la communauté primitive. On sait que les Actes parlent de baptiser « au nom de Jésus », cf. Ac 1 5+, 2 38+. Plus tard on aura explicité le rattachement du baptisé aux trois personnes de la Trinité.

 

Ainsi, cela laisse à penser que la formule baptismale trinitaire ne se trouve pas dans le manuscrit original tel qu'il fut écrit par Matthieu. Eusèbe qui se trouvait au concile de Nicée et qui était impliqué dans le débat qui visant à déterminer si le Christ était Dieu ou une créature de Dieu, n'a jamais fait usage de la formule trinitaire, mais à toujours cité le passage avec les mots suivants: « en mon nom ». Certainement que cette formule trinitaire aurait été utilisé dans ce débat si elle avait effectivement existée. Ainsi, il semble évident que les manuscrits les plus anciens contenaient ce verset tel que l'utilise Eusèbe et que la formule baptismale que l'on connaît maintenant fut ajoutée afin de refléter la compréhension qu'avaient de ce verset et de Dieu les trinitaires.

 

Si Matthieu 28:19 telle que nous le trouvons maintenant était réellement ce que l'on lisait dans le manuscrit original, rien ne justifie alors la désobéissance des apôtres qui ne sont pas une seule fois rapportés avoir utilisé cette formule baptismale. Tous les récits de baptême que nous avons dans les écrits apostoliques démontrent que les nouveaux baptisés l'étaient au nom du Seigneur Jésus Christ, ce qui corrobore les citations faites par Eusèbe de Matthieu 28:19. Ainsi, le « nom de Jésus Christ », avec tout ce qu'il représente est l'élément par lequel les premiers disciples étaient figurativement baptisés. « au nom de Jésus-Christ » (Actes 2:38). « au nom du Seigneur Jésus » (Actes 8:16). «au nom du Seigneur » (Actes 10:48). « au nom du Seigneur Jésus » (Actes 19:5). Il n'y a nulle raison pour que les apôtres aient désobéi à ce qui leur fut commandé par le Christ ressuscité. Il est évident que Christ demanda que le baptême se fasse en son nom, et c'est ce que fit l'église apostolique.

 

Même si, à l'encontre de toute probabilité, il était fait mention du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans le manuscrit original, cela ne suffit pas à justifier la doctrine trinitaire. La doctrine de la Trinité affirme que le Père, le Fils et le « Saint-Esprit » forment tous ensemble « un seul Dieu ». Ce verset, dans sa version tardive, fait référence aux trois mais ne fait nullement allusion au fait qu'ils forment « un Dieu ». Dans ce verset sont mentionnés Dieu, le Père, le Seigneur Jésus Christ et la puissance du Saint Esprit. Il est évident que ces trois « entités » ne forment ainsi pas « un seul Dieu ». Il n'y a nul passage biblique qui permette d'affirmer que Dieu ait ou soit trois personnes, trois agents, trois êtres, trois Dieux, trois esprits, trois substances, trois modes, trois fonctions, trois divinités, trois esprits infinis, trois « quoi que ce soit » d'une quelconque façon.  

 

Il est parfois affirmé qu'afin d'être baptisé cela doit nécessairement s'accomplir au nom de Dieu, mais ceci contredit de fait les Écritures puisse qu'il est affirmé des Israelites « qu’ils ont tous été baptisés en Moïse » (1 Corinthiens 10:2).

Certains affirme également que le Père, le Fils et le Saint Esprit ont « un nom », ainsi ils devraient être un. L'un des éléments centraux de la doctrine trinitaire consiste a ne pas « confondre les Personnes » (Symbole d’Athanase), et de fait, ce serait confondre les personnes que de toutes les appeler par un seul « nom », d'autant qu'un tel « nom » ne se trouve nul part dans les Écritures (le terme « Dieu » n'est pas un nom). Si ce verset devait être accepté comme confirmant la doctrine trinitaire et comme mentionnant les trois « personnes » de la Trinité, on devrait alors lire « noms ». Il y a une bien meilleure raison pour laquelle « nom » est au singulier dans ce cas.

 

Une étude de la culture et du langage associés aux écrits bibliques démontre que le terme « nom » signifie de fait « autorité ». Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns. Deutéronome 18:5 et 7 parle de servir au « nom » (autorité) de l'Éternel. Deutéronome 18:22 parle de prophétisé au « nom » (autorité) de l'Éternel. En 1 Samuel 17:45, David se battit contre Goliath au « nom » (autorité) de l'Éternel. Il ne s'agit que d'un échantillon de ce que l'on peut trouver dans la Bible, mais ces passages sont très clairs. Si les versions que l'on connaît de Matthieu 28:19 sont authentiques (ce pour quoi le doute est permis comme nous l'avons vu auparavant), il ne s'agit de toute évidence toujours pas d'une preuve suffisante pour justifier la doctrine trinitaire. Cela démontrerait plutôt l'importance des trois: le Père qui est Dieu, le Fils (qui en reçoit l'autorité de Dieu [Matthieu 28:18]) et du Saint Esprit, qui est un don de Dieu pour les croyants.

 

À la lecture du livre de Matthieu, nous constatons que nulle présentation de la doctrine de la Trinité n'y ait faite. Certains trinitaires d'importance doutent même que les apôtres aient eu connaissance de la doctrine de la Trinité avant qu'ils n'aient reçu le don du Saint Esprit. Quoiqu'il en soit, il serait étrange que Jésus Christ ait introduit l'idée d'une Trinité dans l'avant-dernier verset du livre de Matthieu, et ceci sans qu'il n'en ait jamais été fait mention auparavant.

 

Matthieu 28:20b

« voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Version Ostervald).

 

De façon occasionnelle, ce verset est utilisé pour tenter de soutenir la doctrine trinitaire, certains affirmant que Jésus ne pourrait être avec l'Église jusqu'à la fin du monde si et seulement si il est Dieu. Néanmoins, il s'agit d'une supposition erronée et qui ne se trouve nulle part dans les Écritures. A la lecture de la Bible nous apprenons qu'il y a une portée spirituelle à l'expression « avec nous », qui dépasse la notion d'une présence purement physique. Nous devons être attentifs à ne pas sous-estimer la puissance et l'autorité que Dieu donna à Christ lorsqu'il le plaça à Sa droite et lui donna un nom qui est au dessus de tout autre. En Matthieu 28 :18, le Messie déclare que « toute puissance » lui a été donnée. Dieu donna à Christ toute autorité et fit de Christ la tête de l'Église, ainsi il est logique de conclure que Dieu donna à Christ le moyen de maintenir un contact spirituel avec l'Église.

 

Marc 2:7

« Pourquoi cet homme prononce-t-il ainsi des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés que Dieu seul? » (Version Ostervald).

 

En plusieurs occasions, Jésus Christ a remis en question les doctrines erronées des pharisiens. Marc 2:7 nous fait le récit d'une telle intervention de Christ. Il n'y a pas un seul verset dans la Bible qui affirme que « seul Dieu puisse pardonner les péchés ». Cette idée est le résultat de leurs propres traditions. Dieu accorde le pouvoir de pardonner les péchés à qui Il veut. Il accorda cette autorité au Fils et, plus tard, aux apôtres. En Jean 20:23, Jésus leur dit: « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ». Si la compréhension qu'en avaient les pharisiens était exacte, et que seul Dieu pouvait pardonner les péchés, alors Dieu, Jésus et les apôtres seraient tous Dieu, puisque tous ils ont/eurent la capacité et l'autorité suffisante pour pardonner les péchés. 

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August 19 2011 6 19 /08 /August /2011 22:27

tora levitique

 

Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

Lorsqu'Il lui fit voir la vision de la nappe s'abaissant vers la terre, Dieu a-t-il voulu montrer à Pierre que l'interdiction concernant la consommation des viandes impures était levée? Nombreux sont ceux d'entre nous auxquels il fut affirmé que ce rêve de Pierre en Actes 10 était un acte de Dieu déclarant tous les animaux purs et aptes à la consommation. Cette interprétation comporte cependant certaines failles. En effet, ce n'est absolument pas ce qu’affirment les Écritures. Pas plus Pierre d'ailleurs. Nous découvrons lorsque nous nous efforçons de comprendre un peu mieux le sens de ce passage, que Pierre comprenait cette vision de manière bien différente.  L'interprétation traditionnelle consistant à vouloir croire que ce passage déclarerait que tous les aliments sont purs, devrait être réexaminée afin d'en découvrir le sens véritable. Voyons de plus près ce qui nous y est dit.

 

Fausse interprétation de la vision

 

Simon Pierre résidait chez Simon le corroyeur (ou tanneur, selon les traductions) à Joppe. Pierre était sur le toit à prier, souhaitant probablement échapper aux odeurs nauséabondes qui peuvent être celles que l'on s'attendrait à trouver chez un tanneur. Étant un pêcheur, Pierre était certainement habitué aux odeurs fortes, le commerce de la tannerie tel qu'il était anciennement pratiqué était cependant réputé bien pire à cet égard. Ainsi donc, Pierre priait sur le toit de cette maison. Alors qu'il priait, il eut une vision.

 

Dans cette vision, il vit une grande nappe descendre du ciel contenant des animaux purs et impurs. Il entendit également une voix qui lui disait : « Pierre, lève-toi, tue, et mange »  (Actes 10:13). La vision de la grande nappe descendant du ciel est généralement interprétée comme signifiant que les lois alimentaires telles que prescrites dans la Torah ont été révoquées. Le passage dans son entier ne supporte cependant pas cette interprétation.

 

Premièrement, cette interprétation contredit ce qui fut écrit auparavant dans les Écritures. Si nous acceptons comme valide cette interprétation traditionnelle du texte (c'est-à-dire que Dieu souhaiterait que son peuple ne respecte plus les lois du pur et de l'impur), alors nous devons reconnaître que Dieu à changer Son opinion à ce sujet et qu’il a rejeté Sa Torah éternelle et inchangeable. Nous sommes alors en présence de Saintes Écritures qui se contredisent elles-mêmes. Il résulte d'une telle manière de penser que nul passage des Écritures n’est alors certain et que nul mandat donné par Dieu n'est alors définitif.

 

Deuxièmement, le problème existant avec une interprétation voulant que dans le cas de la vision de Pierre « tout aliment soit désormais pur », est précisément qu'il ne s'agit que d'une vision. L'approche traditionnelle semble vouloir nous faire croire que Pierre tua et mangea les animaux présents sur la grande nappe, qu'il se délecta d'un festin d'animaux sauvages, de chats et de lézards. En réalité, Pierre ne tua ni ne mangea aucun de ces animaux. Très justement il répondit, en accord avec le commandement divin: « Non, Seigneur; car je n'ai jamais rien mangé d'impur ou de souillé ». Après que cela se fut répété encore deux fois, la grande nappe fut retirée de devant lui.

 

Troisièmement, l'interprétation traditionnelle qui voudrait que « tout aliment soit désormais pur »  ignore l'antécédent biblique que l'on retrouve en Ézéchiel 4:11-15. Dans ce passage de l’Ancien Testament, il est demandé au prophète Ézéchiel de manger du pain rendu impur suite au contact avec des excréments humains. Comme Pierre le fit, Ézéchiel se rebiffe:

 

« Alors je dis: Ah! Seigneur Éternel, voici, mon âme n'a point été souillée; et depuis ma jeunesse jusqu'à présent, je n'ai mangé d'aucun corps mort, ni d'aucune bête déchirée, et aucune chair impure n'est entrée dans ma bouche » (Ézéchiel 4:14).

 

De la même façon que Dieu céda et autorisa Ézéchiel à utiliser de la fiente de bœuf, Il retira de devant Pierre la grande nappe.

 

Quatrièmement, l'interprétation qui voudrait que « tout aliment soit désormais pur »  n'a rien à voir avec le récit contenu en Actes 10. Bien qu'en Actes nous assistons à un débat évident concernant le fait de partager un repas et de se mêler à des gentils, il n'est fait nulle part mention avant ou après cette vision d'un débat concernant la consommation d'aliments impurs. Le livre des Actes ne permet pas une telle interprétation. Il dépeint plutôt les disciples de Christ comme étant une secte issue du Judaïsme et respectueuse de la Torah.

 

Enfin, et ceci est un fait encore bien plus important, cette interprétation selon laquelle « tout aliment serait désormais pur » contredit l'interprétation même qu'en fait Pierre plus tard au chapitre 10 et ensuite au chapitre 11.

 

En dépit de ces objections, Actes 10 est souvent utilisé comme étant l’un des passages bibliques qui déclarerait obsolètes les règles alimentaires. Une lecture attentive révèlera cependant que ce passage ne suggère nullement un changement concernant l'observance des restrictions alimentaires que l'on retrouve dans la Torah.

 

Le sens réel de la vision

 

La Bible ne nous permet aucun doute quant au sens réel de la vision de Pierre. En Actes 10:28-29, Pierre en explique le sens. Par la suite, en Actes 11:1-18, il l'explique de nouveau à ses condisciples à Jérusalem. Ainsi, toute tentative de réinterpréter cette vision comme constituant une preuve d’un rejet par Dieu des lois diététiques telles que contenues dans la Bible est non seulement injustifié, mais également contraire aux Écritures.

 

Pierre en donne l’explication suivante: « Dieu m'a appris à ne dire aucun homme souillé ou impur » (Actes 10:28, emphase de l'auteur). Cela signifie que l'on ne devrait pas désigner un groupe d'êtres humains comme étant rituellement pur et un autre groupe comme étant rituellement impure. La vision ne parle littéralement pas de consommation d'aliments ou de cannibalisme. Au lieu de cela, les animaux purs et impurs sont compris comme représentant de manière métaphorique des êtres humains.

 

L'impureté et les gentils.

 

L'une des mesures d'austérité partie prenante du judaïsme du premier siècle était l'interdiction faite d'entrer dans la maison des gentils (ou païens) et de partager un repas avec ces mêmes gentils. Bien que nous ayons peu d'informations sur la nature exacte de cette prohibition, elle est clairement suggérée en Jean 18:28, Actes 10:28 et Galates 2:11-15. Il semble que se soit également ce à quoi fait référence la Mishna lorsque nous lisons: « Les lieux d'habitation des gentils sont impures » (m.Oholot 18:7).

 

La Torah de Moïse ne contient pas de telle loi. Il n'y a nulle loi qui dans la Bible interdit à un juifs de se mêler ou de manger avec des gentils. Il existe des prohibitions interdisant de se nourrir de viandes sacrifiées à des idoles, mais Dieu n'a jamais interdit d’entrer dans la maison d'un gentil ou de partager un repas avec lui. Ces règles et traditions semblent avoir émergés comme mesures de protections décrétées par les rabbins afin d’éviter aux juifs toute contamination rituelle et toute assimilation culturelle. D’après l'interprétation que faisait généralement le judaïsme du premier siècle des lois du pur et de l'impur, les gentils était catégorisé comme impurs et ainsi donc évités. Manger avec eux étaient fortement découragés; entrer dans leurs maisons était perçu comme un acte de contamination.

 

Jusqu'à ce qu'il ait reçu cette vision, la compréhension de Pierre sur le sujet était celle d'un juif de son temps: il ne devait pas se mélanger à des gentils, entrer dans leurs maisons et manger avec eux. Il y a des ramifications théologiques à cela. S’il n’était pas permis à un juif de partager un repas avec des gentils, comment pouvaient-ils donc être susceptibles de remplir les conditions nécessaires au Royaume des Cieux!

 

Les idées préconçues de Pierre étaient cependant erronées. Ces interdictions n'avaient pas leur origine dans la Bible, mais étaient seulement le résultat de mesures d'austérité procédant d'interprétations humaines du texte biblique. Dieu n'a jamais déclaré les gentils impures, pas plus qu'Il n'a déclaré leurs maisons et leur nourriture intrinsèquement souillés. Malgré cela, les juifs du premier siècle, si ils étaient invités à partager un repas dans la maison d'un gentil, auraient refusés, estimant que la nourriture était (de façon théorique) rendue impure par contact avec les gentils - même si ce qui était servi à cette table l'était dans le respect des règles alimentaires de Lévitique 11. Selon ce raisonnement, un juif du premier siècle qui se rendait chez un gentil se trouvait alors dans un état assumé d'impureté rituelle.

 

Pour cette raison, et si ce n'avait été pour la vision de la grande nappe, Pierre aurait refusé de répondre à l'invitation qui lui était fait de se rendre chez le centurion romain Corneille. Il aurait également refusé d’accepter la notion selon laquelle les gentils peuvent être partie prenante du Royaume des Cieux. La vision de la grande nappe vise à corriger toute conception erronée concernant ces deux points bien précis.

 

Savoir distinguer entre le pur et l'impur

 

Alors que la grande nappe descend du ciel, Pierre s'aperçoit qu'elle contient à la fois des animaux purs et impurs. Il lui est recommandé « de tuer et de manger ». Il refuse, déclarant : « Non, Seigneur; car je n'ai jamais rien mangé d'impur ou de souillé » (Actes 10:14). La réponse de Pierre à cette voix céleste est tout à fait juste. Il refuse « de tuer et de manger » des animaux impurs estimant que Dieu a bel et bien désigné par le passé les animaux impurs comme impropres à la consommation. C'est pourquoi, la voix répond et déclare « Ne regarde pas comme souillé ce que Dieu a purifié ». L'inverse est peut-être également vrai: « Ne regarde pas comme pur ce que Dieu a déclaré impur ».

 

Pierre a correctement fait la distinction entre le pur et l'impur, refusant de se nourrir de ce qui est impur puisque c’est Dieu Lui-même qui en a voulu ainsi. Comment donc Pierre oserait-il déclarer impur ou souillé ce que Dieu déclare pur, c'est-à-dire des êtres humains lavés de leurs péchés par la foi? Ce message est de la plus grande importance: « Tu as très justement fait la distinction entre les animaux purs et impurs en te basant sur Mon autorité; maintenant reçoit les gentils comme purs sur la base de Mon autorité ». Comme Pierre l'explique, « Dieu m'a appris à ne dire aucun homme souillé ou impur » (Actes 10:28, emphase de l'auteur). Notez bien que Pierre ne dit pas: « Dieu m'a montré que je ne devrais pas déclarer quoique ce soit d'impur ». Pierre a compris la vision comme étant une correction apportée à une tradition voulant que les juifs ne puissent se mêler à des gentils - non pas comme une altération des restrictions bibliques concernant la consommation des animaux impurs.

 

Dieu explique la vision

 

Le sens de la vision n'est pas immédiatement clair pour Pierre. Actes 10:17 nous raconte comment Pierre était grandement perplexe quand au sens à donner à cette vision. Il est évident qu'il avait bien de la difficulté à comprendre que cette vision puisse tout simplement faire référence à une soudaine abolition des règles alimentaires. Il se demandait toujours ce que cette vision pouvait bien signifier lorsque les gentils envoyés de chez Corneille arrivèrent à la maison où il résidait alors à Joppe. Il pu les entendre demander après lui, cherchant à savoir si il logeait bien là. C’est alors que soudainement, l’Esprit de Dieu lui révéla le sens de la vision: « Voilà trois hommes qui te demandent. Allons, lève-toi, descends, et t'en va avec eux, sans faire aucune difficulté; car c'est moi qui les ai envoyés » (Actes 10:19-20). Enfin, la signification lui en était donnée. Il ne devait pas considérer les gentils comme impurs. Il ne devait nullement hésiter à les accompagner, à manger avec eux et à entrer dans leurs maisons. En d’autres mots, Dieu l’avait instruit à reconnaître les croyants non juifs - et non pas le porc et les fruits de mer - comme purs.  

 

Traduit d'après "HOLY COW!" par Hope Egan.    

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August 18 2011 5 18 /08 /August /2011 22:52

Hebrew Yahveh

 

Matthieu 4:10

« Alors Jésus lui dit: Arrière, Satan; car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Version Ostervald).

 

Il est parfois affirmé que puisse que nous devrions adorer seulement Dieu, et, puisque nous sommes aussi supposé « adoré » Jésus, alors il doit donc être Dieu. Cet argument n'est pas valide puisque, bien qu'il y ait un type d'adoration particulier réservé à Dieu, nous pouvons « adorer » certaines autres personnes également. Il n'y a pas un mot spécifique pour designer une « adoration » qui serait réservé exclusivement à Dieu. L'adoration spécifique qui lui est due dépend de notre disposition de cœur. De fait, l'histoire de Jésus tenté par le Diable prouve bien que Jésus n'est pas Dieu. Le Créateur ne peut être tenté (Jacques 1:13). De plus, si Jésus était Dieu, le Diable ne lui aurait jamais demandé de l'adorer. C'est pour son désir d'être comme Dieu (et d'être ainsi adoré à la façon dont l’est Dieu) que le Diable fut chassé des cieux (Ésaïe 14:12-15). Il est déraisonnable de croire que le Diable pensait pouvoir maintenant pousser Dieu à l'adorer.

 

Dans la culture biblique, l'acte d'adoration n'était pas seulement dirigé vers Dieu. Il était très fréquent d' « adorer » (c'est-à-dire de rendre hommage à) des hommes de statut élevé. Il peut être parfois difficile de s'en apercevoir en lisant nos traductions françaises contemporaines de la Bible. Les traducteurs de la Bible rendent habituellement le même mot hébreu ou grec équivalent par « adoration » lorsqu'il s'agit de Dieu, mais par d'autres termes tels que « prosternation » lorsque que cela s'applique à des hommes. Néanmoins, le terme « adoration » est clairement présent dans les manuscrits hébreux et grecs. Par exemple:

 

  • Lot « adora » les deux anges qui arrivèrent à Sodome (Genèse 19:1). 
  • Abraham « adora » les dirigeants des peuples païens du pays dans lequel il vivait (Genèse 23:7).
  • Jacob « adora » son frère aîné lorsqu’ils se retrouvèrent après été séparé pendant de nombreuses années (Genèse 33:3).
  • Joseph rêva que ses parents et ses frères l' « adoraient » (Genèse 37:10).
  • Les frères de Joseph l' « adorèrent » (Genèse 43:26).
  • Josué tomba la face contre terre et « adora » un ange (Josué 5:14).
  • Ruth « adora » Booz (Ruth 2:10).
  • David « adora » Jonathan (1 Samuel 20:41).
  • Abigaïl « adora » David (1 Samuel 25:41).

 

La liste ci-dessus ne représente qu'un petit échantillon des nombreux exemples que l'on retrouve dans les Écritures. En se reportant aux références contenues dans la plupart de nos traductions de la Bible, nous constatons, comme cela a déjà été mis en évidence, que les traducteurs ont évité l'usage du terme « adorer » quand le mot hébreu ou grec se rapporte à des hommes se prosternant ou manifestant du respect à l’égard d'autres hommes. Par contre, ils ont bien utilisé le terme « adorer » ou « adoration » lorsque cela se rapporte à Dieu. Ces différents extraits des Écritures sont plus que suffisant pour prouver que l’acte d’« adoration » revêt un aspect culturel et que la signification de cet acte dépend du contexte. Il s’agit tout simplement dans certains cas de manifester du respect ou de la déférence à l’égard d’une personne que l’on respecte ou bien qui est de haut rang. En conséquence de ce positionnement théologique selon lequel seul Dieu peut être adoré, les traducteurs ont évité de traduire ce terme par « adorer » dans certains cas, en dépit du fait qu'il s'agit précisément de la terminologie que l'on retrouve dans le texte original. Ces choix de traductions ont donnés une impression fausse aux étudiants de la Bible sincères, leur laissant croire qu’il s’agissait, dans les manuscrits originaux, de terminologies différentes. Il est tout à fait évident à la lecture du texte biblique original que des hommes « adoraient » (se prosternaient par respect ou déférence devant) d'autres hommes.

 

Il existe bien sûr une manière toute spéciale d'adorer (rendre hommage, prêter allégeance, manifester un amour plein de révérence et de la dévotion) qui s'applique exclusivement à Dieu. Il n'existe cependant pas de mot spécifique pour désigner ce type d'adoration particulier. Il s'agit plutôt d'une disposition de cœur et d'esprit. De cette façon, des termes comme proskuneo, qui sont presque toujours utilisé en lien avec Dieu, peuvent être occasionnellement utilisé afin de témoigner du respect que manifestent certains individus à l'égard d'autres êtres humains (Actes 10:25). Quant au terme « servir » en Matthieu 4:10, il s’agit de latreuo, parfois traduit également par adoration, mais utilisé en lien avec l'adoration d'êtres ou d’objet n’étant pas le seul vrai Dieu (Actes 7:42, « les livra au culte de l'armée du ciel» et Romains 1:25, «ont adoré et servi la créature »). Ainsi, lorsque Jésus affirme «Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul », il fait référence à une adoration toute particulière de Dieu; il n'utilise pas un mot de vocabulaire spécifique réservé à l'adoration de Dieu seul.

 

Comprendre que dans la Bible, Dieu ainsi que des êtres humains sont « adorés », nous oblige en tant que lecteurs à chercher non pas un terme spécifique qui puisse être traduit par « adoration », mais plutôt à nous penchez sur notre disposition de cœur lors d'un acte d'adoration. Cela explique pourquoi Dieu rejette l'adoration de ceux dont le cœur n'est pas réellement bien disposé à Son égard. Cela explique également pourquoi, en certaines occasions dans la Bible, des êtres humains rejettent l'adoration qui leur est faite par d'autres êtres humains. En Actes 10:26, Pierre demande à Corneille de se lever. En Apocalypse 19:10, l'ange intervient afin que Jean cesse de l'adorer. Dans ces cas de figure, ce n'est pas la prosternation en guise d’acte de déférence et de respect qui est déplacé, ou alors cela le serait également en d'autres endroits des Écritures. Dans les récits mentionnés ci-dessus, celui qui reçoit l'adoration perçoit ces manifestions de respect comme déplacées ou se sent encore inconfortable à leur égard. De fait, l'exemple de Jean en Apocalypse témoigne du fait que des êtres humains « adoraient » d'une certaine manière des êtres autres que Dieu. Si il était interdit d' « adorer » (dans ce cas, manifester du respect) qui que soit d’autre que Dieu, alors l'apôtre Jean, avec tout son savoir, ne se serait jamais prosterné devant un ange. Le fait qu'il l'ait fait prouve que dans la culture biblique, il était acceptable de se prosterner, par marque de respect, devant des individus autres que Dieu.

 

Il est compréhensible que lors de son ministère et en conséquence des nombreux miracles accomplis, certaines personnes se prosternèrent devant Jésus : ces gens l'aimaient et le respectaient grandement. Il est évident que nous devons lui manifester le même respect aujourd'hui. En effet, il est mort pour nous et Dieu l'a honoré en lui permettant de s'asseoir à la droite de son trône. Cependant, cela ne fait pas de lui Dieu, mais témoigne plutôt de son statut de Messie.

 

Matthieu 9:2-3

« Et on lui présenta un paralytique couché sur un lit. Et Jésus, voyant la foi de ces gens-là, dit au paralytique: Prends courage, mon fils, tes péchés te sont pardonnés. Là-dessus, quelques scribes disaient en eux-mêmes: Cet homme blasphème » (Version Ostervald).

 

Il s'agit d'un récit similaire à celui de Marc 2:7 pour lequel une explication est fournie.

 

Matthieu 9:8

« Le peuple ayant vu cela, fut rempli d'admiration, et il glorifia Dieu d'avoir donné un tel pouvoir aux hommes » (Version Ostervald).

 

Bien que ce verset soit  parfois utilisé pour « prouvé » que le Messie est Dieu, ce verset va plutôt à l'encontre de cette idée. Les Écritures affirment clairement que Jésus était un homme. Le seul « homme » ayant pouvoir et autorité dans le contexte de ce passage est bel et bien Jésus. Lorsque la foule a aperçu les miracles que Jésus accomplissait, elle loua Dieu pour avoir donné une telle autorité à un homme, dans ce cas Jésus. Il s’agit de la même chose aujourd'hui, lorsque des disciples de Christ louent Dieu pour les hommes de foi qui prêche l'Évangile de nos jours et permettent qu'elle soit entendue du monde entier. Personne n'estimera que ces hommes de Dieu sont eux-mêmes Dieu simplement parce qu'ils ont reçus une certaine autorité afin d'accomplir l'œuvre du Père.

 

Matthieu 28:18

« Et Jésus, s'approchant, leur parla et leur dit: Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Version Ostervald).

 

Lire avec attention un verset est le meilleur moyen de le comprendre pleinement. Dans ce cas, il est évident que la puissance (autorité) détenue par Jésus lui fut donnée.

De nombreux autres passages des Écritures affirment de même: « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2:36). Dieu « plaça » toutes choses sous ses pieds et le désigna comme tête de l'Église (Éphésiens 1:22). Si Christ était réellement Dieu, et co-égal et co-éternel avec le Père comme l'enseignent les trinitaires, alors il est illogique de déclaré que l'autorité du Messie lui fut donnée. Dieu, par définition, possède toute autorité. L'autorité que possède Jésus lui fut déléguée, il ne s'agit de l’un des attributs inhérent à sa supposée « divine nature ». Ce passage des Écritures constitue de fait une réfutation de la doctrine trinitaire. Jésus est cet homme à qui Dieu donna « toute puissance ».

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Published by Sabbath Keeper - in Trinité -Trinity
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