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March 28 2011 2 28 /03 /March /2011 18:21

Jesus ressurection stone rolled away bright

 

Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.

 

La Résurrection de  Jésus Christ est l’un des aspects centraux du message diffusé par les apôtres et l’église apostolique du premier siècle. Aujourd’hui encore, il s’agit du thème central autour duquel s’articule la foi chrétienne.

 

Le but de cet essai est de reconsidérer les différentes façons dont la résurrection de Christ est évoquée par les auteurs des écrits du Nouveau Testament.

 

La résurrection de Jésus est l’accomplissement du signe miraculeux que Christ avait promis à ses détracteurs.

 

« Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens lui dirent: Maître, nous voudrions te voir faire quelque miracle. Mais lui, répondant, leur dit: Une race méchante et adultère demande un miracle; mais il ne lui en sera accordé aucun autre que celui du prophète Jonas. Car comme Jonas fut dans le ventre d'un grand poisson trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l'homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits » (Matthieu 12:38-40).


Paul parle de la mort de Jésus, de son enterrement et de sa résurrection comme étant un résumé de l’espérance et du salut que nous avons en Christ (1 Corinthiens 15:2-3). La condition sine qua non à un pardon effectif des péchés de ceux que qui ont crus en Christ dépend de la résurrection effective de Jésus (1 Corinthiens 15:15-16).   


Par sa résurrection, Jésus atteste qu’il est bien le Messie de Dieu tant attendu :

 

« Dieu a ressuscité ce Jésus; nous en sommes tous témoins […] Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 32, 36).

 

Paul nous écrit que Jésus-Christ a été « selon l'esprit de sainteté, déclaré Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection des morts » (Romains 1:4)

 

Les chrétiens affirment leur croyance en la résurrection au travers de l’ordonnance du baptême. Paul nous écrit que le baptême, signifiant un renouveau spirituel, est une participation symbolique à la mort, à l’enterrement et à la résurrection de Christ (Romains 6:3-4)

 

Enfin, la résurrection de Jésus nourrit l’espoir des chrétiens en une résurrection des morts à sa seconde venue :

 

« Mais maintenant, Christ est ressuscité, et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts […] Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ; Mais chacun en son propre rang; Christ est les prémices, ensuite ceux qui sont de Christ, à son avènement »  (1 Corinthiens 15:20, 22-23).

 

Tout chrétien croit en la résurrection de Christ. Cette joyeuse espérance qui nous a été donnée doit être prêchée parmi toutes les nations. Cette résurrection est la preuve de la validité de notre espérance en la vie éternelle !

 

Cependant, et aussi magnifique et glorieuse que soit cette résurrection, il y a certaines raisons qui justifient que l’on ne prenne pas part à la Pâques dite « chrétienne ». Bien que la grande majorité des chrétiens observe cette célébration, il y a de bonnes raisons d’en discuter les fondements et la pratique. Aussi ancienne que soit la tradition de la Pâques « chrétienne », et malgré qu’elle soit très largement fêtée dans la majorité des églises se proclamant chrétiennes, certains aspects de cette fête mérite qu’on s’y arrête et qu’on s’y penche de plus près.

 

Pourquoi ne pas observer la Pâques « chrétienne » ?

 

Si nous croyons fermement en la résurrection de Christ, qu’elles sont donc les raisons qui nous pousseraient à ne pas observer cette commémoration ?

 

Parmi les plus sérieuses raisons pour ne pas prendre part à cette célébration, les suivantes peuvent être avancées :

 

La première raison : le syncrétisme

 

La première objection que l’on peut faire à la célébration de la Pâques « chrétienne » est l’incorporation à celle-ci de pratiques issues du paganisme. Le syncrétisme, c'est-à-dire le mélange de pratiques et traditions chrétiennes et païennes est fermement condamnées par les Saintes Ecritures.

 

De nombreuses sources sérieuses, encyclopédiques ou chrétiennes, mettent clairement en évidence les emprunts faits à des pratiques païennes antérieures à la naissance de Christ.

 

On peut citer par exemple les références suivantes :

 

« Le nom d’Easter (à noter qu’en anglais on désigne la Pâques « chrétienne » sous le terme d’Easter. Note du Traducteur) dérive du nom de la déesse païenne anglo-saxonne de l’aube et du printemps : Eostra ou encore Eostre, et les rituels de la Pâques chrétienne perpétue l’adoration au soleil levant et le triomphe du printemps sur l’hiver. Les sermons chrétiens et la liturgie se sont facilement adapté à cette ancienne fête païenne pour célébrer l’ascension du Fils au ciel »  (traduit d’après le Dictionary of the Middle Ages, 1985 ed., Vol. 5, page 36, Feast and Festivals, European).

 

« Easter (la Pâques « chrétienne »), est une fête observée chaque année au travers du monde chrétien en commémoration de la résurrection du Seigneur Jésus Christ. Le mot Easter – anglo-saxon, Eostre, Eoster ; allemand, Ostern - comme les jours de la semaine (ici sous leur forme anglaise. Note du Traducteur), est une survivance de la mythologie germanique. Selon, Bede, le terme dérive de la déesse anglo-saxonne du printemps, à qui le quatrième mois, avril, est dédié.


Il n’y a nulle trace de célébration de la Pâques « chrétienne » comme fête chrétienne dans le Nouveau Testament ou dans les écrits des pères apostoliques […] l’historien ecclésiastique Socrate le Scolastique […] affirme, en ayant parfaitement raison, que ni Christ, ni ses apôtres n’ont demandé que cette fête ou n’importe quelle autre festivité de même sorte ne soit pratiquée. « Les apôtres », écrit-il, « n’avait pas à l’esprit la promulgation de jours de festivités quelconques, mais cherchait plutôt à promouvoir une vie pieuse et irréprochable ». (traduit d’après l’Encyclopedia Britannica, 1898 ed., Vol VII, pages 613, 614).

 

Les sources et compte-rendu historiques attestent que des festivités printanières en l’honneur de déesses païennes et des événements associés à ces déesses étaient célébrées dans tout le monde antique à cette même période de l’année où l’on célèbre de nos jours la Pâques « chrétienne ». En l’an 399 de l’ère chrétienne, le Codex Theodosianus, promulgué par l’empereur romain Théodose II, tenta d’édulcorer ces festivités (de même que pour celles de Noël) toutes connotations païennes. Le peuple continua donc a célébré des festivités printanières en l’honneur de déesses païennes (Isis dans l’Empire Romain), simplement, il le fit sous un autre nom : Pâques. Dans son livre « Roman Time : the Codex-Calendar of 345 A.D. », l’auteur, Michèle Renée Salzman, affirme que de nombreux rites associés avec la déesse Isis perdurent dans la célébration chrétienne de Pâques.

 

Les traditions populaires de la Pâques « chrétienne » ont des origines païennes. Considérons à ce titre les traditions des œufs et des lapins de Pâques.

 

Les Œufs de Pâques :

 

L’œuf de Pâques est le sujet de nombreuses histoires et traditions et est devenu un des symboles les plus populaires de Pâques.

Quasiment toutes les cultures de l’Antiquité révéraient l’œuf d’une façon ou d’une autre. L’œuf symbolise à la fois la création et la fertilité. Dans de nombreux mythes anciens, l’œuf est crédité pour avoir donné naissance à des dieux ou à des déesses. Il était utilisé comme une amulette pour éloigner les mauvais esprits et apporter la bonne fortune. Dans le même temps que l’influence de l’Eglise Romaine s’étendait, les peuples ont accepté cette forme de christianisme, tout en conservant nombreuses de leurs superstitions. Comme l’œuf ne pouvait plus être utilisé en rapport avec leurs anciennes coutumes païennes, les peuples christianisés ont inventé de nouveaux mythes « christianisés » ayant comme aspect commun l’œuf. (Venetia Newall, An Egg at Easter, Indiana University Press, Bloomington, Indiana, 1971.)

 

Dès le 4e siècle, on peut trouver des témoignages attestant de la bénédiction d’œufs de Pâques dans l’Eglise Romaine. De nos jours encore, de nombreuses personnes voient l’œuf de Pâques comme un symbole de la tombe de laquelle Jésus est ressuscité, mais également comme le symbole d’une nouvelle vie en Christ.

 

La tradition germanique, qui consiste au printemps à faire rouler des œufs durs peints et décorés du haut d’une colline, est alors devenue le symbole de la pierre roulée du tombeau vaincu par la résurrection de Christ. (Venetia Newall, An Egg at Easter, Indiana University Press, Bloomington, Indiana, 1971.)

 

« Les œufs et les lapins sont des symboles familiers sans rapport avec la Pâques en tant que telle. Les œufs, qui représentent la naissance d’une nouvelle vie, ont été un symbole du printemps depuis des temps très anciens. Les chrétiens ont adopté ce symbole de l’œuf pour le rapport qui existait entre la Pâques et le renouveau de la vie au mois d’avril » (traduit d’après The World Book Encyclopedia, Vol. 6, 2001 ed., pages 42,43,Easter).

 

Le Lapin de Pâques :

 

« Le lièvre et l’œuf sont tous les deux supposés avoir été des symboles de la déesse anglo-saxonne Eostre. En tant que tels, ils étaient des symboles emblématiques de la fertilité » (traduit d’après Robert J. Meyers, Celebrations : The Complete Book of American Holidays, Double & Company Inc., Garden City, NY, 1972, page 109).

 

« Les lapins sont associés avec la fertilité du printemps pour leur capacité à produire une nombreuse progéniture. Certains parents vont jusqu'à raconter à leurs enfants que c’est le lapin de Pâques qui apporte les œufs de Pâques » (traduit d’après The World Book Encyclopedia).

 

La Pâques dite  « chrétienne » est une fête encombrée de syncrétisme. De nombreuses coutumes d’origine païenne y sont combinées à des éléments de la Foi chrétienne. Lisons ce que Paul nous enseigne à ce sujet :


« Non; mais que ce que les Gentils sacrifient, ils le sacrifient à des démons, et non à Dieu. Or, je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons » (1 Corinthiens 10:20-21).


L’observation suivante est faite dans la Bible au sujet de cette partie du peuple d’Israël que le roi d’Assyrie réinstalla en Samarie :


« Ainsi ils craignaient l'Éternel, et ils servaient en même temps leurs dieux, à la manière des nations d'où on les avait transportés […] Car l'Éternel traita alliance avec eux, et leur donna ce commandement: Vous ne craindrez point d'autres dieux; vous ne vous prosternerez point devant eux; vous ne les servirez point, et vous ne leur sacrifierez point. Mais vous craindrez l'Éternel qui vous a fait monter hors du pays d'Égypte par une grande force et à bras étendu. C'est devant lui que vous vous prosternerez; c'est à lui que vous sacrifierez » (2Rois 17:33, 35-36).

 

Le syncrétisme est formellement interdit dans la Bible. Dieu a toujours souhaité que son peuple lui reste fidèle. Il n’y a qu’un seul Dieu et les croyants fidèles ne peuvent adorer d’autres dieux que Yahvé (Exode 20:3).


Les instructions de Dieu données à Moise, alors que le peuple d’Israël était toujours en chemin vers la Terre Promise, démontrent avec quel sérieux Dieu considérait le syncrétisme. Les Israélites étaient instruits de ne pas même faire de traités avec les habitants du pays dont ils allaient prendre possession. Ils devaient détruire les autels païens, briser les poteaux sacrés et anéantir tout symbole de la déesse Asherah (Exode 34:12-13).


Ils avaient à prendre l’initiative d’éliminer tout trace d’idolâtrie et de paganisme de la terre qui leur était promise ; L’injonction finale étant : « Car tu ne te prosterneras point devant un autre dieu, parce que l'Éternel se nomme le Dieu jaloux; c'est un Dieu jaloux » (Exode 34:14).


Au travers du prophète Jérémie, Israël a été instruit de la façon suivante : « Ainsi a dit l'Éternel: N'apprenez pas les façons de faire des nations » (Jérémie 10:2). Il s’agissait d’un avertissement recommandant à Israël de ne pas adopter les coutumes des cultes païens, de ne pas s’inspirer de la façon dont les païens adoraient leurs dieux et de ne pas diluer le culte véritable du seul vrai Dieu avec des pratiques païennes.


Enfin, en 2 Corinthiens 6:14 à 7:1, Paul nous enseigne le principe général suivant, à savoir que les chrétiens ne doivent pas entretenir de relations ambiguës avec des incroyants. De telles relations le plus souvent compromettent les standards chrétiens ou mettent en péril la validité d’un témoignage chrétien efficace (verset 14). La raison pour laquelle Paul nous rappelle ce principe élémentaire tient au fait que les incroyants ne partagent pas les valeurs chrétiennes, pas plus qu’ils ne souscrivent aux objectifs qui sont ceux des croyants.


La vie chrétienne exige que le chrétien se sépare des standards du monde (verset 17) pour entretenir une relation familiale avec Dieu (verset 18) par la sanctification du corps et de l’esprit dans un profond respect de Dieu.


Paul met l’emphase sur l’incompatibilité qu’il y a entre la vie chrétienne et les pratiques païennes. Il anticipe la réponse négative qui doit être faite à la question suivante : « Qu’ont en commun ces contraires ? » :


            La droiture et la lumière – la méchanceté et les ténèbres.


            Christ et les croyants fidèles – Bélial (le Diable) et les incroyants


            Le temple de Dieu – les idoles


Ces oppositions sont les principales raisons pour lesquels les chrétiens ne doivent faire aucun compromis (syncrétisme) dans la relation qu’ils entretiennent aux non-croyants (verset 14). Collectivement, les chrétiens représentent le temple du Dieu vivant (1 Corinthiens 3 :16-17). Individuellement, un chrétien est habité de l’Esprit Saint de Dieu (Éphésiens 2:22). Dieu a promis d’être un Père pour nous (verset 18), mais Il nous demande de nous écarter de ce qui est impur (1 Corinthiens 3 :17) et de mener une vie saine (chapitre 7 versets 1 et 2).


Bien que la résurrection soit un fait biblique manifestant de toute la Gloire de Dieu, les apôtres et l’église du premier siècle ne la célébraient pas (Zondervan Pictorial Bible Dictionary, p.230). Quand la Résurrection commença à être célébrée, la fête qui y fut associée fut nommée, dans le cas du monde anglo-saxon, du nom d’une déesse du printemps et, dans toutes les traditions du christianisme tel qu’on le connaît, des symboles païens de la fertilité y furent conservés. Tout cela ne correspond bien sûr aucune à une pratique véritable et fidèle de la foi chrétienne.


Ces éléments d’idolâtrie sont toujours bien présents et font entièrement partie des festivités de Pâques telle qu’on peut l’observer de nos jours. Ces éléments d’idolâtrie ont eu une influence corruptrice sur la célébration de la Pâques proprement dite. Ce qui débuta comme étant du syncrétisme est et demeure encore du syncrétisme aujourd’hui. Ainsi, en conclusion, nous voyons que la seule contribution du christianisme aux pratiques païennes de Pâques fut la célébration de la résurrection du Christ.


Christ a ressuscité d’entre les morts, cependant, comme pouvons nous honorer notre Dieu et Son Fils le Seigneur Jésus Christ, ainsi que le symbole glorieux et victorieux de la résurrection, tout en y associant des rites, symboles et coutumes idolâtres.   


Deuxième Raison : la Vérité et l’Exactitude


La seconde raison pour ne pas observer Pâques concerne l’authenticité et l’exactitude de cette fête au regard des Écritures. Les premiers comptes rendus que nous avons de la résurrection du Christ indiquent qu’elle eut lieu tard le jour du Sabbat :


« Or, sur le tard, le jour du sabbat, au crépuscule du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent voir le sépulcre. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur, descendant du ciel, vint et roula la pierre, et s'assit sur elle […] Et l'ange, répondant, dit aux femmes: Pour vous, n'ayez point de peur; car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié; il n'est pas ici; car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où le Seigneur gisait » (Matthieu 28: 1-2, 5-6 version Darby).


Pas un seul des Évangiles ne donne une indication précise du moment où fut ressuscité Christ. Cependant, le récit qui nous est donné  par Matthieu offre des précisions suffisantes pour que nous puissions déterminer que la résurrection de Jésus eut bel et bien lieu avant que le jour du Sabbat ne prenne fin. À trop vouloir harmoniser le récit fait par Matthieu de la visite des femmes tard le jour du Sabbat avec leur visite le matin du premier jour de la semaine, cette évidence pourrait nous échapper. Apparemment, dans leur recherche anxieuse pour retrouver le corps manquant de Christ, les femmes firent de multiples visites sur le lieu du tombeau.


Les preuves qu’il y eut plusieurs visites au tombeau sont claires si l’on considère l’identité des femmes qui sont rapportées s’y être rendues.


Marie de Magdala et l’autre Marie (Matthieu 28:1).


Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé (Marc 16:1).


Marie de Magdala, Jeanne, Marie la mère de Jacques et d’autres femmes avec elles (Luc 24:10).


Marie de Magdala (Jean 20:1, 10-18).


Une autre preuve, qu’il y eut plusieurs visites au tombeau, est mise en évidence par le fait que ces visites eurent lieu à des différents moments.


« Or, sur le tard, le jour du sabbat, au crépuscule du premier jour de la semaine » (Matthieu 28:1 version Darby).


« Après que le sabbat fut passé » (Marc 16:1).


« le premier jour de la semaine, elles vinrent de grand matin au sépulcre » (Luc 24:1).


« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vint le matin au sépulcre, comme il faisait encore obscur » (Jean 20:1).


Il est également fait récit de différentes combinaisons anges/hommes que les femmes ont vus lors de leurs visites :


Un ange du Seigneur (Matthieu 28:2).


Un jeune homme (Marc 16:5).


Deux hommes (Luc 24:4).


Deux anges (Jean 20:12).


Ces anges/hommes sont de plus localisés en divers endroits :


Un ange assis sur la pierre roulée du tombeau (Matthieu 28 : 2).


Un homme vêtu d’une robe blanche et assis du côté droit du caveau (Marc 16:5).


Deux hommes en habits resplendissants auprès des femmes (Luc 24:4).


Deux anges vêtus de blanc, assis à la place le corps de Jésus où avait été couché, l'un à la tête, l'autre aux pieds (Jean 20:12).


Peu importe à quel moment les femmes visitèrent le tombeau, Jésus avait déjà été relevé d’entre les morts. La place où son corps reposait était vide. Nous pouvons supposer sans grand risque d’avoir tort que leur anxiété leur fit faire plusieurs allers et retours à la tombe d’où Christ avait disparu.


« Cependant Marie se tenait dehors, près du sépulcre, en pleurant; et comme elle pleurait, elle se baissa dans le sépulcre, Et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête, et l'autre aux pieds, au lieu où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur dit: Parce qu'on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l'a mis. Et ayant dit cela, elle se retourna, et vit Jésus debout; mais elle ne savait point que c'était Jésus. Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, croyant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si tu l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai. Jésus lui dit: Marie! Et elle, s'étant retournée, lui dit: Rabbouni! c'est-à-dire, mon Maître! » (Jean 20:11-16).


Au vu de tous ces faits concernant le nombre et le nom des différentes femmes, des différentes locations des anges présents au tombeau, il semble évident qu’il est inutile de vouloir harmoniser ces divers éléments afin de les faire concorder avec le récit d’une seule et unique visite au tombeau.


Il parait également inutile de vouloir faire concorder Matthieu 28:1 avec les autres Evangiles rapportant les visites des femmes à la tombe au premier jour de la semaine. Certaines versions, rapportent les faits de la façon suivante :


« Or comme le sabbat finissait et que le premier jour de la semaine commençait à luire, Marie-Magdelaine et l'autre Marie vinrent pour voir le sépulcre » (version Annotée Neuchâtel).


Nous notons ici, que deux références de temps nous sont données :


Premièrement, « comme le sabbat finissait » ;


Deuxièmement, « et que le premier jour de la semaine commençait à luire ».


Le récit de Matthieu est celui de la première visite à la tombe des femmes. Il prend place à la fin du Sabbat. Le Sabbat, tel qu’il est décrit dans la Bible, commence au coucher du soleil, et se termine vingt-quatre heures plus tard au coucher du soleil suivant (Lévitique 23:32).


La première référence donnée en Matthieu, « comme le sabbat finissait », renvoie au terme d’une période de 24 heures finissant au coucher du soleil.


La seconde référence, « et que le premier jour de la semaine commençait à luire », doit être comprise (ici, comme en Luc 23:53)  au sens auquel les Juifs entendent le début d’un nouveau jour, c’est-à-dire au crépuscule ou au coucher du soleil.


Dans les deux cas, en Matthieu et en Luc, le commencement du jour (Grec, epiphosko) fait référence au début d’un nouveau jour tel que l’entendent les Juifs. En effet, les lecteurs Juifs de Matthieu comprenaient parfaitement que lorsque Matthieu parlaient du commencement d’une nouvelle journée, ce qu’il entendait par ceci était bien sûr le crépuscule, et non pas l’aube ! Ainsi, lorsque Matthieu rapporte le tremblement de terre, la descente de l’ange du ciel, le roulement de la pierre bloquant l’entrée du tombeau, et  la visite des femmes, tout cela se produit avant la fin du Sabbat.


D’un autre côté, Marc, Luc et Jean, tout les trois décrivent les visites des femmes tel qu’elles ont eu lieu au commencement d’une journée de douze heures (de l’aube au crépuscule). Il s’agit dans ces passages de la partie de la journée éclairée du premier jour de la semaine.

Ce sont les raisons pour lesquelles il n’est pas nécessaire de vouloir concilier le récit de Matthieu 28:1 avec les références de temps données dans les trois autres Évangiles. La raison en est que l’on ne parle pas ici de la même période de temps, ni du même fait. 

Il n’y a rien d’illogique pour les femmes de retourner au tombeau le matin suivant après leur première visite tard le soir du Sabbat. Elles étaient préoccupées quand au sort du corps de Jésus et ne pouvaient être satisfaite tant qu’elles ne sauraient pas où le corps du Messie se trouvait. Leur incapacité à croire en la résurrection de Jésus n’a rien de surprenant lorsque l’on considère l’incrédulité de tout les disciples de Jésus. Le Messie, Jésus, va leur apparaître plusieurs fois avant qu’ils ne reconnaissent pleinement la réalité  de sa résurrection (Actes 1:3). Très certainement, ce sont de mêmes doutes qui ont poussés les femmes à faire des visites répétées au tombeau.


Il convient de reconnaître que peu importe à laquelle de ces visites il est fait référence, Jésus avait déjà été relevé d’entre les morts ! Pas un seul des disciples de Jésus n’aura eu le privilège d’assister à sa résurrection.


En conséquence de ce que nous avons vu précédemment, le premier jour de la semaine n’est donc pas le jour approprié auquel on devrait fêter la résurrection du Messie. Si nous devions célébrer cette événement, il faudrait alors tenir compte du fait que Christ a été ressuscité dans l’après midi du jour du Sabbat et non pas le Dimanche matin.


Troisième raison : Il ne s’agit pas d’une observance biblique.


La troisième raison pour ne pas célébrer annuellement la résurrection du Messie réside dans le fait que Jésus lui-même n’a jamais requis cette observance. Il n’y a nulle part dans les Ecritures, de trace des apôtres ou de l’église du premier siècle commémorant la Résurrection. L’importance de la Résurrection est indiscutable pour les chrétiens. Il s’agit d’un point essentiel de la Foi chrétienne. Paul en parle ainsi : « Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection » (Philippiens 3:10 version Segond 1910). Il écrit à Timothée : « Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité des morts, issu de la race de David » (2 Timothée 2:8).


Les apôtres ont été des témoins privilégiés du Christ ressuscité (Actes 2:32) puisqu’ils ont communiés avec lui après sa mort (Actes 1:3-8) et qu’ils l’ont vu de leurs propres yeux  s’élever au ciel (Actes 1:9). Cependant, en dépit de ces faits, ils n’ont célébrés aucun de ces événements.


« Il n’y a aucun trace de célébration de la Pâques comme étant une fête chrétienne dans le Nouveau Testament et dans les écrits des pères apostoliques. La sainteté apposées à des moments spéciaux et à des endroits spéciaux était une idée totalement étrangère aux chrétiens de l’église primitive » (traduit d’après l’Encyclopedia Britannica, 1898 éd.).  

L’église du premier siècle ne négligeait pas pour autant les services de commémoration appropriés. Jésus lui-même institua le Repas du Seigneur en mémoire de sa mort et comme une occasion utile pour instruire et pour faire grandir en foi ceux qui choisiraient de croire en Lui. Luc nous raconte comment, la nuit précédant sa crucifixion, il institua le Repas du Seigneur :


« Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il leur donna la coupe, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous » (Luc 22:19-20).


Paul confirma l’importance et la signification du Repas du Seigneur. Il en parla également comme d’une commémoration à observer.


« Car pour moi, j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai aussi enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, la nuit qu'il fut livré, prit du pain; Et ayant rendu grâces, il le rompit, et dit: Prenez, mangez; ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même aussi, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez » (1 Corinthiens 11:23-25).


Le Repas du Seigneur fut institué par Jésus Christ comme un mémorial pour les croyants Les apôtres ont tenu à respecter cette commémoration. À l’inverse, la résurrection du Messie ne fut ni instituée comme commémoration par Jésus, ni célébrée par les apôtres. C’est la raison pour laquelle, si il est bel et bien biblique de commémorer la Repas du Seigneur, il ne l’est pas contre absolument pas de commémorer la Résurrection. Nous devrions nous attacher à suivre les instructions de Jésus plutôt que les traditions des hommes.


Une erreur de traduction


Dans l’une des nombreuses traductions de la Bible en anglais, le mot Easter apparaît en Actes 12:4 de la façon suivante :  


« And when he had apprehended him, he put him in prison, and delivered him to four quaternions of soldiers to keep him; intending after Easter to bring him forth to the people » (Acts 12:4 King James Version).


Le mot Easter est ici une traduction inadéquate du mot grec pascha, signifiant Pâque (la Pâque Juive). Le même mot, pascha, est correctement rendu par Pâque plus de 25 autres fois sur l’ensemble du Nouveau Testament. Il est par conséquent évident que de traduire pascha par Easter en Actes 12 : 4 est incorrect et ne peut en aucune manière servir de support à une observance de la Pâques « chrétienne ».


La Déclaration de Marc


En Marc 16:9, nous lisons : « Jésus étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine … ». Cette phrase introductive semble suggérer que Jésus aurait bien ressuscité le dimanche matin. Cependant, cela ne concorde pas avec l’affirmation qui nous est faite en Matthieu 28:1, et selon laquelle la résurrection du Christ est advenue tard, avant la venu des femmes, dans l’après midi du jour du Sabbat.


Ce passage se révèle peu fiable pour établir avec assurance le moment de la Résurrection du Messie. Les versets 9-20 du chapitre 16 de Marc sont considérés par de nombreux spécialistes bibliques comme étant des rajouts à l’Evangile selon Marc. Il est certes admis que Marc a certainement terminé son Evangile avec autre chose que la description abrupte que nous y lisons de femmes effrayées et déconcertées (verset 8). Cet autre épilogue pourrait avoir été perdu lors de la transmission de l’Evangile à une tierce personne. On aurait alors tenté de donner à l’Évangile de Marc une conclusion qui soit appropriée. Cependant, cette conclusion s’avère en définitif être problématique puisque faite qu’elle serait ultérieure a l’original.


Ainsi, l’authenticité de Marc 16:9-20 est trop sujette à caution pour que l’on puisse l’utiliser comme preuve servant à déterminer le moment de la résurrection du Christ. De plus, si ce texte est authentique, il peut très bien être compris comme affirmant que Jésus a été vu, ressuscité, le premier jour de la semaine, ce qui ne contredit en aucune façon le fait selon lequel l’événement de la résurrection en tant que telle ait eut lieu le soir précédent.


Conclusion


Les étudiants de la Bible consciencieux n’observeront donc pas la Pâques dite « chrétienne » pour les raisons suivantes :


C’est une pratique teintée de syncrétisme ;


Le nom d’Easter, pour le monde anglo-saxon, et les coutumes associées à la Pâques « chrétienne » (œufs, lapins, célébration à l’aube, etc.) ont toutes été adaptées de pratiques païennes et incorporées à cette festivité que le christianisme considère à tort comme étant la plus importante de l’année ;


Les Évangiles ne supporte pas l’idée d’une Résurrection du Messie étant advenue un dimanche matin ;


Matthieu rapporte que Jésus était déjà ressuscité d’entre les morts quand les femmes arrivèrent au tombeau au crépuscule à la fin du Sabbat ; 


L’idée de l’observance du dimanche comme étant le jour de la Résurrection est une invention de l’église qui apparut après le premier siècle ;


Il n’y aucune instruction donnée dans les Saintes Écritures qui laisserait à penser que nous devrions commémorer la Résurrection de Christ ;


Il n’y a aucune référence biblique permettant d’attester que les apôtres ou l’église du premier siècle aient célébrés une telle commémoration.


A l’inverse, nous avons des instructions précises données par Jésus Christ et Paul concernant l’observance du Repas du Seigneur en mémoire de la mort de notre Sauveur le Christ Jésus. Il s’agit ici d’une commémoration véritablement importante !


Nous avons tenté ici de répondre d’un point de vue strictement biblique aux questions que posaient certains textes des Écritures concernant la résurrection du Messie et la pratique de la Pâques dite « chrétienne ». Aucun texte de la Bible n’offre un support légitime à l’observance d’une telle commémoration.


La mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus sont deux aspects essentiels de la Foi chrétienne concernant la Bonne Nouvelle et notre Salut.  Nous manifestons notre foi et notre croyance en la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ quand nous communions lors du Repas du Seigneur en mémoire de Sa mort sacrificielle conformément à la façon dont il nous a instruits de le faire. Il est certainement plus approprié d’éviter toute fête ou célébration de nature humaine et qui obscurcirait la simplicité des instructions bibliques.

 

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Published by Sabbath Keeper - in Babylon-Babylone
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